Friches bientôt arrasées


Á Corravillers, (Vosges haut-saônoises), la forge Clément s’enrouille (usinage, outillage depuis 1850) ,le feu achève les écroulements. Le forestier et nouvel acquéreur  Jean-François Laroche de Corravillers, vient de déboiser, ce qui a rendu les ruines visibles.

P1000120

Un objectif : en faire un entrepôt et de tri des billes de bois (découper aux dimensions idoines, billonner, c’est-à-dire valoriser une bille, un arbre complet, et peut-être faire du copeau pour alimenter les grosses chaufferies).L’atelier d’écriture Composer avec les friches, a permis de découvrir dans Les Cahiers du patrimoine : Patrimoine industriel et technique des éditions Lieux-Dits, une photographie de la forge Pierre-Léon Clément, page 120, et une autre sur le site : http://www.culture.gouv.fr/documentation/memoire/VISITES/forgeclement/lieu_frameset.htm.

Photographies datant de 2005 pour la première, de 2004 probablement, date de la fermeture, pour la deuxième.

Depuis bientôt dix ans, le feu et le temps ont accentué les dégradations à un point tel, que rien ne peut être relevé.

P1000125

Quant à la maison de la famille  un haut corps central flanqué de deux ailes, battue des quatre vents, rideaux frémissant et tapisseries à fleurs des plafonds dans une nudité silencieuse, le nouveau propriétaire ne sait qu’en faire, à ce jour. Le temps est arrêté à l’antique pointeuse.

P1000121Un peu plus loin, l’usine de tissage Philippe Clément est pour moitié à l’abandon, pour moitié réhabilitée, cette partie abrite une industrie nouvelle d’injection de plastiques. De maillage simpliste, il n’y a plus que des palettes.

P1000142


A propos de josineb

Josiane Bataillard vit à Belfort et boit l'eau du robinet. Elle habite dans les livres, à l’abri des pages où s’écrit la vie à l'endroit, à l'envers.

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *