Lire aujourd’hui, autrement


Lire autrement : une rencontre avec Claire Bélisle,docteur en psychologie cognitive, consultante ingénieure au CNRS en Sciences humaines et sociales

A la médiathèque Gantner (90), une proposition des jeudis de l‘ACCOLAD (ACCOLAD, Association comtoise de coopération pour la lecture, l’audiovisuel et la documentation)

Claire Bélisle, dans un premier temps, présente succinctement l’ouvrage collectif qu’elle a présidé : Lire dans un Monde numérique (édition de l’ENSIB, École Nationale Supérieure des Sciences de l’information) et de la Bibliothèque ;  http://www.enssib.fr/bibliotheque-numerique/ (double clic puis aller sur : ouvrir dans un nouvel onglet)

La deuxième grande partie de sa conférence est consacrée à la lecture aujourd’hui, avec les questionnements qui l’accompagnent, les réticences des uns, les enthousiasmes des autres.

Les chercheurs en sciences sociales et le public qui les lit ou les suit sont des convaincus de ce « lire autrement », les autres sont absents,  dubitatifs ou  pas encore concernés…

Lire se transforme, lire s’est toujours transformé. De la lecture à haute voix, puis silencieuse, puis méditative, réflexive, extensive, à la lecture sur les écrans, il y a eu des crispations, des peurs et toujours de la matière à lire autrement. Lire demeure une activité humaine.

LIRE

Au-delà de ce que cela représente comme activités cognitives manifestées dans des attitudes culturelles, LIRE c’est avant tout avoir besoin de lire, » une activité humaine intentionnelle pilotée par un sujet ». Ce que souligne ici Claire Bélisle semble primordial pour envisager, ailleurs et avec différents acteurs culturels et publics, comment susciter ce besoin chez les lecteurs empêchés.

Prendre conscience de ce qui est nouveau dans ce monde numérique, pour la presse, l’éducation et les industries du livre, prendre conscience de nos propres réactions face à ce bouleversement « tectonique », évaluer le système de valeurs qui se périme et pressentir le nouveau qui se dessine : échange, pertinence, transparence, ouverture, flexibilité, instantanéité, c’est ce à quoi le monde et nous, sommes appelés.

Outre ce radical changement dans nos modes d’appréhension du monde : les supports, les lieux de l’acquisition des connaissances, les modalités de lecture, nous sommes confrontés à de nouveaux outils, liseuses, tablettes de nouvelle génération, écrans des téléphones et des ordinateurs. Quel usage en faisons-nous ? Sommes-nous de simples consommateurs ou devenons-nous des consom’acteurs?

Simples consommateurs nous continuons à cautionner ceux que l’on dit légitimes à produire du texte, de l’information (autorités étatiques, politiques, syndicales, culturelles…)

Devenus acteurs nous nous inscrivons dans le flux d’une production aux côtés d’experts ou non experts de toutes provenances, mais dans le flux du partage, de la copie – celle-ci peut être vile et servile mais aussi devenir créatrice. On n’échappe pas au pillage et au plagiat, mais la communauté internaute a une réactivité de veille.

Et l’école ? Selon le rapport Jules Ferry 3.0 , l’école ne peut que devenir créative. Ce qui fait bouger les lignes et les liens, entre l’enseignant et les enseignés, tous appelés à devenir co-acteurs, co-auteurs.

“Jules Ferry 3.0″ : récit d’une convergence

Par le 13/10/14 | 18 commentaires | 1,328 lectures | Impression

Le Conseil National du Numérique vient de publier son rapport sur l’éducation, intitulé “Jules Ferry 3.0, bâtir une école créative et juste dans un monde numérique.”

Lire aujourd’hui, autrement certes, sans évacuer les pratiques anciennes

 

 


A propos de josineb

Josiane Bataillard vit à Belfort et boit l'eau du robinet. Elle habite dans les livres, à l’abri des pages où s’écrit la vie à l'endroit, à l'envers.

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