Tombeau de Nabi Samuel (le prophète)


Non loin de Jérusalem, sur le Mont des Oliviers, une crucifixion à ciel ouvert.

C’est un camp retranché, village de 160 personnes vivant sur un petit territoire, vaste dépotoir et quelques baraques où vivent des familles. Un camp cerné par les colonies implantées autour de Jérusalem Est, juste en contrebas du tombeau du prophète Samuel, où viennent prier une poignée de juifs orthodoxes ou intégristes, gardés par une quarantaine de soldats armés, garants de leur sécurité.

Ils sont heureux de poser pour la photo

Ils sont heureux de poser pour la photo

 

 

 

 

 

 

Une femme engagée, déterminée

Une femme engagée, déterminée

Une association de femmes résiste, leur lieu d’accueil est une baraque de tôles, comme  un grand accordéon, fixées aux quatre angles, déployées – elles sont minces, donc souples – tremblotent dans le vent, laissant passer dessus et dessous beaucoup d’air, de poussières. Néanmoins, derrière ce qui tient lieu de scène, là où se tient Nawal Barakat, la présidente de Feminist Association of the Prophet Samuel, pour nous expliquer leur résistance opiniâtre pour sauver LEURS terres, des rideaux sont tendus. Grandiose dérision. L’abri est un cadeau du Consulat de France.

Livraison de l’eau une fois par mois, panneaux solaires pour l’électricité.

Pas le droit de sortir sauf avec une sorte de visa délivré par l’autorité israélienne. Des jeunes se sont fait prendre sans laisser-passer, ils sont actuellement en prison. Nous voyons leurs mères qui attendent patiemment.

C’est là que nous déjeunons, servis avec amabilité, des galettes de zatar (plante des collines sèches, réduite en miettes, très odorante), de tomates, de fromage, et comme boisson : de l’eau, des sodas, du Coca, en bouteilles, tout cela provenant d’Israël et des grandes firmes, et pour finir un café arabe.

Nous  repartons, silencieux.

Comment écrire ? Chaque jour cela devient de plus en plus difficile, non pas en raison de la fatigue du voyage, mais parce que le problème s’épaissit, s’obscurcit.

Visite du 3 novembre 2014

 

 


A propos de josineb

Josiane Bataillard vit à Belfort et boit l'eau du robinet. Elle habite dans les livres, à l’abri des pages où s’écrit la vie à l'endroit, à l'envers.

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