les éditions du goudron et de plumes à l’artothèque de Montbéliard


Artothèque de Montbéliard, première exposition de la rentrée 2015

Artothèque de Montbéliard, première exposition de la rentrée 2015, carton réalisé par l’agence Kohm à Strasbourg avec les documents iconographiques des éditions du goudron et des plumes

Les éditions du goudron et des plumes (Chevenez, Jura suisse) ont dix ans. Éditions originales fondées par Patricia et Romain Crelier, tous deux artistes graveurs, Romain est taille-doucier de métier. Dès le début ils ont souhaité mettre leur savoir faire et leur atelier à la disposition d’autres artistes : auteurs de textes, photographes, peintres, graveurs, les uns et les autres multipliant les facettes de leur art, mêlant leurs approches. Envie de créer joyeusement avec le seul souci de pouvoir rembourser l’investissement consenti (encres, papiers). Quant au temps consacré, il est précieux car il n’a  d’autre prix que le plaisir partagé. L’originalité de la maison est de publier aussi bien des coffrets et des livres, numérotés, en nombre limité.

L’artothèque de Montbéliard, Dominique Mulet le président et Pascale Kieffer la responsable, conjuguent leurs efforts et un véritable engouement, étayé de solides connaissances, pour les arts, et ce pour le bonheur du public qui trouve, dans ce lieu, ce qui n’est que trop peu montré.

du goudron et des plumes : 2015, trois parutions 

Les Zinutilités, de Josiane Bataillard et linogravure de Patricia Crelier, dont une série sera « ethno » et l’autre « jazz » :  résultat de nombreux essais que les éditions souhaitent soumettre à l’épreuve du public. Deux oiseaux babillent par-dessus leur tasse de thé. Paroles en miettes, c’est léger.

Le Noir en cage, de Cécile Pardi avec les linogravures de Patricia Crelier : sur la page de chauds et somptueux découpages entre l’ocre et le noir, qui varient du noir de la nuit au jour qui paraît. L’enfant, grâce à son costume d’aigle a conjuré ses peurs et traversé la nuit.

Fiévrier, Fragments d’un autoportrait de jeunesse avec thermomètre, Texte de Robert Frund et dix lithographies originales d’Audrey Devaud.

« Finalement racontées et aussi bien le seront-elles, les choses ne vaudront que par la subtile brisure qu’elles auront fait voir : des vies empoisonnées par l’amour qu’on leur a porté, qui fut trop faible. » Un éclat de ce texte lumineux où les  illusions de jeunesse et la réalité s’affrontent, la fièvre embrase le corps et arase l’esprit. A travers  dix lithographies, Audrey Devaud exprime les tensions primordiales qui taraudent la jeunesse de l’humain et celle de l’humanité. On est dans le combat et l’ajustement de forces primitives et vitales, dans un acharnement silencieux qui se délie en allant vers la lumière.

 

Artistes invités : J. Bataillard, J. Bélat, P. Crelier, R. Crelier, A. Devaud, C-F Duplain, R. Frund, A. Asler, S. Montavon, C. Pardi, A. Voisard

Artistes invités : J. Bataillard, J. Bélat, P. Crelier, R. Crelier, A. Devaud, C-F Duplain, R. Frund, A. Asler, S. Montavon, C. Pardi, A. Voisard

La visite du 3 octobre en présence de Patricia et Romain Crelier permettra aux amateurs de mieux comprendre toutes les techniques mises en œuvre pour la réalisation des livres et des coffrets. Réservez.

2014, deux parutions, deux coffrets

12 Héliogravures d’Arno Hasler

Elles mettent à nu les terrasses modelées dans le paysage et ce qu’elles révèlent des activités de l’homme, soit il construit pour se nourrir, soit il ronge des montagnes pour en extraire des minerais.

La tension plus ou moins chaude ou froide créée entre le jaune paille finement tramé de la première plaque du fond et le bleu de la deuxième, exalte une part de malaise et d’apaisement, transformant les paysages en espaces sous la lune.

7 Héliogravures de Romain Crelier, pour « La Maison de fil »

A chaque exposition qui dure de 25 à 30 minutes, la maison de fil est posée sur la gelée sensible, toujours éclairée de la même façon. Les traits de la face exposée sont toujours les plus nets, les plus noirs.

Si la perspective demeure constante, les ombres portées, selon leur proximité ou relatif éloignement de la source lumineuse, s’estompent, se grisent et grisent aussi notre perception qui veut toujours remettre les choses à l’endroit, ou debout.

 

 

 

 


A propos de josineb

Josiane Bataillard vit à Belfort et boit l'eau du robinet. Elle habite dans les livres, à l’abri des pages où s’écrit la vie à l'endroit, à l'envers.

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