Les ateliers du renard, Lausanne, du 3 décembre : le corps qui danse


Nous nous sommes aventuré-e-s dans le corps qui danse à travers les pas de danseurs et chorégraphes, graphistes de fanzines.

Laurence Louppe, Danses tracées, éditions Dis Voir
Claude Louis-Combet, Terpsichore et autres riveraines, Fata Morgana
Chair dance de Johane Leigthon, danses proposées à des professionnels -elles et des amateurs, lors de sa direction du Centre chorégraphique de Franche-Comté à Belfort
La légende d’Orphée
Le corps qui danse, fanzine de Myriam Huré, éditions Catalpas
Ces lectures et propositions artistiques ont nourri nos propositions d’écriture individuelles et collectives.

Nos expériences de la main, sismographe du corps (réalisées le 5 novembre), rejoignent, certains graphes reproduits dans le livre de Laurence Louppe. (Ce pourrait être le cas pour les graphes aléatoires de danseurs  ou chorégraphes qui laissent courir sur le papier une main rêveuse, pas pour celles et ceux qui notent une chorégraphie en partie élaborée).

Des photocopies de ces graphes de danseurs (danse contemporaine, à l’exception d’une page en notation Laban) ont été proposées comme base d’écriture d’une danse à mettre en mots, (pas d’extrait fourni à ce jour)

 

Voici un texte collectif à partir de trois extraits courts de Terpsichore pages 21 et 22, lus à haute voix avant que les participant-e-s ne s’engagent à compléter. Les extraits sont notés en rouge violet, les ajouts en indigo.

Elle a tiré ses racines qui la tenaient au sol, elle les a rompues, elle s’est désentravée, dans une grande exaltation de douleur et de joie. Elle marche à grands pas dans…
cette forêt qui jadis la terrorisait, décidée, l’allure fière. Belle progression.

Où qu’elle se tienne, elle est au centre (…) Pour saluer son cœur, elle invente une marche nouvelle.
Sa présence enchaîne le regard dirigé vers elle. Elle se déplace et son centre la suit, elle l’emmène pour qu’il soit partout avec elle. Magie du tout présent simultanément en plusieurs endroits. Démultipliée et en même temps en un seul point.  Le tout rejoint le point. Le multiple rejoint le Un.

La danseuse tend les mains vers la promesse du soleil.
Maintenant elle virevolte, tourne sur son axe, de plus en plus vite, les bras tendus en offrande. Son corps inscrit dans le rythme exprime la frénésie du mouvement. Énergie vive, sérénité du visage, souriant, aspirant à la transcendance avec le soleil, astre divin. Ouverture à la liberté.

 

 


A propos de josineb

Josiane Bataillard vit à Belfort et boit l'eau du robinet. Elle habite dans les livres, à l’abri des pages où s’écrit la vie à l'endroit, à l'envers.

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