La Ligne ferroviaire Bienne-Belfort, aller-retour avec l’ ANPU


TRANS FRONTALièRE (I)

Introduction à la Psychanalyse urbaine (ANPU)

Avant la réouverture prochaine de la ligne Belfort – Delle -Bienne, le Département du Territoire de Belfort *et la République et Canton Jura Suisse pour le Fonds Belju* associés à La Grosse Entreprise et l’ANPU (Agence Nationale de Psychanalyse Urbaine)  annoncent d’une même voix à une bonne trentaine de présent-e-s, avoir été conviés pour interroger ce que sera la nouvelle voix ferroviaire. C’était le jeudi 1er mars 2018 à 17h, à l’Office Cantonal de la Culture, Porrentruy (Suisse)

* Département du Territoire de Belfort, Pôle Lecture publique et Actions culturelles

* République et Canton du Jura Suisse, Fonds Belju, Fonds qui a pour vocation de soutenir et accompagner des projets culturels à caractère transfrontalier

 «Simple trait d’union entre la France et la Suisse ? Colonne vertébrale d’une nouvelle Eurorégion dont l’épicentre serait la métropole Belfort – Montbéliard ? Pour étudier l’inconscient de cette nouvelle entité territoriale encore en gestation, l’ANPU a mis au point des outils de diagnostic particulièrement innovants qu’elle se fera le plaisir de présenter au travers d’une conférence désopilante avec des images à couper le souffle.»

 

 

Ni le froid ni les trottoirs glissants ne rebutent les valeureux de l’ANPU, Agence Nationale de Psychanalyse Urbaine, l’artiste Laurent Petit et Fabienne Quéméneur, invités pour une première réunion à propos de la « psychanalyse de la ligne ferroviaire Bienne Belfort ». La parité Suisses Français-e-s est respectée, comme par magie.

Psychanalyser une ville, un quartier, un territoire ? L’expérience de l’ ANPU depuis 2008, s’est fait connaître, a acquis une renommée. Dernière installation exposition à leur actif : au musée Gadagne à Lyon

http://www.gadagne.musees.lyon.fr/index.php/history_en/Histoire/Expositions/Expositions-temporaires/Lyon-sur-le-divan

Mais, psychanalyser une ligne ferroviaire ?

De Bienne à Belfort et de Belfort à Bienne, une ligne de chemin de fer restaurée ?

Pourquoi éradiquée et quand ?

Par quoi remplacée et comment ?

Pourquoi reconstruite ?

De B à B, de quel b-a-ba psychanalysant vont-ils nous abreuver ?

 

Logo de l’ANPU, une paupière levée côté ouest, et ce serait presque la carte du canton du Jura

Une semaine de terrain – prévue en mai 2018 – sur plusieurs points de la ligne, avec installations d’un divan et de chaises longues pour patients à ausculter et questionner de façon peu conventionnelle, ne dévoilons pas tout.

Quelques mois de recherche, de macération pour les artistes et leurs comparses, ils figurent sur le site : https://www.anpu.fr/L-agence-1.html

Et nous patients patientant … Attentes. Supputations. Doutes …

 

 

 

 

Au cours de l’automne 2018, une tournée de restitution posera un diagnostic de la ou des névroses, celles des territoires le long d’une ligne ferroviaire rétablie, celles des habitants, de part et d’autre d’une frontière, plusieurs en fait … Des remèdes, des amorces de solutions pour ne pas retomber en petits désespoirs trop bien ancrés-encrés à force de se rouler dans les clichés.

On en rira ! Sans férocité, avec tendresse, celle propre à l’artiste Laurent Petit qui ne veut rien dire d’autre que secouez -vous, ébrouez-vous, éternuez, secouez la poussière des idées reçues, souhaitez-vous bonne santé, entrez dans la danse d’une autre façon de vivre. Un rêve d’Occident proposé par des (R)urbanistes enchanteurs.

La démarche flirte avec certaines disciplines scientifiques, géologie, géographie, histoire, économie, architecture, urbanisme, sociologie, toutes mises au service d’une psychanalyse poétique appliquée à un territoire, des gens, et dans ce cas ce seront des Jurassiens Bernois, des Jurassiens Jurassiens, et des Français qui seront les patients examinés.

Les exemples de leurs précédentes interventions rassurent le public et déjà les langues se délient.

Quelle que soit  l’échelle des comparaisons excessives, inconscientes, dépréciatives ou laudatives, il y a toujours quelque chose d’autre et quelque chose de l’autre qui nous turlupine, et pour évacuer vite et bien ces encombrements de l’esprit, nous moquons, nous nous moquons. Tous et toutes dans la même marmite des papotages.

Gageure : être l’un et l’autre, pas l’un sans l’autre, pas l’un sur ou sous l’autre. Soi et autre.

Les artistes du XXIe siècle auscultent, réinterprètent, mettent en couleur et en mouvement un monde ankylosé, pas sans notre assentiment. Ils sont une consolation.


A propos de josineb

Josiane Bataillard vit à Belfort et boit l'eau du robinet. Elle habite dans les livres, à l’abri des pages où s’écrit la vie à l'endroit, à l'envers.

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